Surgissements

Création 2024
LES SURGISSEMENTS
(Premier volet du diptyque LES INSOLISTES)

« La rue car elle est le territoire du banal et de l’ordinaire dans laquelle il y a une possibilité de surprise, c’est le surgissement. » Andy Summers Avec ces surgissements chorégraphiques la Cie Yann Lheureux convie les spectateurs, les interprètes et l’organisateur à se livrer à une expérience chorégraphique inédite. Durant une journée, sur un périmètre défini, les spectateurs reçoivent la proposition d’assister à une performance dansée en solo. Ils décident du lieu et de l’horaire de présentation pour cette rencontre en tête à tête, dont le canevas sera un écheveau d’écritures chorégraphiques préétablies et improvisées. Comment poétiser les lieux sans musique, sans décor, sans accessoires, ni costumes ? Comment faire le pari de s’en remettre à la poétique préexistante, mettre en exergue l’imaginaire tangible propre à chaque espace ? Une myriade de rencontres, à l’invitation des spectateurs qui en définissent donc le lieu et l’horaire, émerge sur ce territoire. Grâce à cette constellation de soli dansés, des liens visibles et invisibles offrent une cartographie imprévisible, insoupçonnée de cet espace. Nouant ainsi un dialogue poétique avec un territoire et ses habitants.

Le principe Le protocole actuel propose la trame suivante : chaque danseur / danseuse découvre le lieu où il/elle a été invité.e dix minutes avant le moment du rendez-vous, il/elle anticipe l’arrivée de l’invitant, et ne se signale pas immédiatement afin de laisser opérer l’imminence de la danse. Cela incite à ouvrir pendant cette attente le regard de l’invitant, sa curiosité de spectateur, à venir, préparer sa « disponibilité esthétique ». Puis le danseur s’intègre au lieu, cette présence pure du démarrage du solo demande à l’interprète de se fondre dans l’espace, de disparaître en se déposant dans la quotidienneté. S’en suivent des décalages opérés à partir des tactilités et textures rencontrées, puis des décollages qui permettent d’extraire des physicalités à partir de l’architecture, et des spécificités du lieu en présence. Ce travail sur les affordances est l’un des ancrages des soli. S’en suit une phase d’une durée de 7 minutes environ, pendant laquelle chaque Insoliste interprète une partition pré-établie propre à chacun.e. Ce moment chorégraphique investi par les notions d’excès et de silence fait pré-echo à la pièce Handle with care. L’écriture de ces partitions chorégraphiques s’adapte à chaque situation, reliant le prévisible à l’aléatoire. Il s’agit de confronter deux modes d’écriture, la composition et l’improvisation. Les soli, émaillés durant toute la journée, se répondront ainsi de lieu en lieu, s’inscrivant dans l’éphémère. L’artiste pour reprendre Gilles Deleuze devient «le fils de l’évènement».

Démarche Artistique – L’éclosion d’instantanés chorégraphiques L’unité de temps, de lieu et partiellement d’action est confiée aux spectateurs-habitants. Chacun participe à l’élaboration d’un fragment, de pièces solo inédites et tout à la fois, à l’élaboration d’une mosaïque. Une multitude de soli éclosent sur le territoire, réarticulant une dramaturgie en constellation. Les spectateurs adoptent en temps réel les postures qui leur conviennent : spectateur distant, spectre-acteur, partenaire, duelliste, témoin… Durant chaque solo, chaque lieu est traversé autant qu’interrogé, parfois détourné de ses multiples fonctions, usages et circulations. Il devient l’écrin de cette rencontre. Tout le talent des interprètes et de l’écriture sont de dévoiler sans avoir prémédité. Raconter le lieu, la relation, autant que l’interprète se raconte.

Distribution

Conception et chorégraphie : Yann Lheureux
Interprétation :
Christophe Brombin, Thomas Esnoult-Martinelli, Camille Lericolais, Anaïs Pensé et et Loriane Wagner
Collaborations :
Luc Gwiazdzinski, Géographe-Urbaniste et Al Sticking, Plasticien urbain
Administration de production : Hélène Sorin

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Soli chorégraphiques / 15 min
Espace public
Durée : plusieurs soli durant une journée sur un territoire donné
Tout public 

Production et soutiens

Production : Être en scène
Coproductions :
Le Cratère, Scène Nationale d’Alès (30), Théâtre Le Sillon, Scène conventionnée Art en Territoire (34) et la Ville de Paulhan (34), Salle Georges Brassens – Commune des Avirons (97), Arts Fabrik, Combaillaux (34), Maison du Parc National et de la Vallée, Luz-Saint Sauveur (65), L’Atelline, lieu d’activation Art et Espace public, Juvignac (34) et Résidence d’Artistes / Conseil Départemental de l’Aveyron (12)

Avec le soutien de la Région Occitanie, de Montpellier Méditerranée Métropole et de la ville de Montpellier. Être en scène – Compagnie Yann Lheureux est conventionnée par la Drac Occitanie.